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Le Collectif soutient l’action en justice contre le Ministère de la Santé

21 février 2012

Le Collectif Tous Receveurs, Tous Donneurs soutient l'action en justice de Geoffrey Léger où actuellement un procès est en cours contre le Ministère de la Santé.

Une requête, défendue par l'avocate Caroline Mécary, a été enregistrée par la justice française au Tribunal administratif de Strasbourg.
Par ailleurs, une plainte a été déposée auprès de la Commission européenne à Bruxelles, pour non-respect du droit communautaire.
Par le passé, des militants tels qu'Alexandre Marcel, Laurent Drelon, ou encore l'association andorrane Som com som ont déposé plainte en saisissant le tribunal correctionnel, et sensibilisé les mentalités, mais ces requêtes ont été classées sans suite, malgré le travail remarquable réalisé par les militants.

Cette interdiction est jugée discriminatoire par les médecins du Comité consultatif national d'éthique, le Défenseur des droits et la Commission européenne. Xavier Bertrand, le Ministre de la Santé, lui-même, n'est pas satisfait de la situation.
De nombreuses associations, parmi lesquelles le Centre régional d'information et de prévention du sida, SOS Homophobie, Pourquoi Sang Priver, Homodonneur, Le Refuge, Elus Locaux Contre le Sida, le Comité IDAHO ou encore la Ligue des Droits de l'Homme demandent la fin de cette discrimination.

Jean-Luc Roméro, expert des questions relatives aux infections sexuellement transmissibles, a questionné les principaux partis politiques, et les réponses détaillées sont disponibles dans le livre Homopoliticus. Les partis qui veulent supprimer l'interdiction sont notamment  le Parti Socialiste, le MoDem,  le PRG, Europe Ecologie Les Verts, le Parti de gauche et aussi le Parti Communiste français.

Selon Jean-Luc Roméro, la population d'Afrique subsaharienne a un taux de prévalence au VIH plus élevé que les gays et bis français, mais cette population peut quand même donner son sang, après une contre-indication temporaire de 4 mois.
D'après deux experts en épidémiologie, de l'Institut National de Veille Sanitaire, un organisme d'État rattaché au ministère de la santé, l'exclusion à vie des gays et bisexuels pourrait être inefficace et même contreproductive.

Par ailleurs, les gays et bis qui essaient de donner leur sang sont fichés à vie dans un fichier informatique consultable à partir de tous les ordinateurs des Établissements français du sang (nom, prénom, adresse, date de naissance, numéro de téléphone...).
SOS homophobie dénonce le fait que des lesbiennes et bisexuelles sont aussi discriminées, uniquement en raison de l'orientation sexuelle, alors qu'officiellement elles ne sont plus exclues depuis 2002.

La France subit une pénurie de sang, et lance des appels aux dons depuis longtemps. Les gays et bis peuvent le donner à l'étranger, mais aimeraient aussi pouvoir sauver des vies en France...

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